On peut être seul au milieu des autres,
Dans une foule où rien ne nous voit,
Marcher sans bruit parmi les nôtres,
Avec un cœur qui ne bat qu’en soi.
Les rires passent comme des ombres légères,
Sans toucher l’âme qui se tait,
Et l’on sourit pour faire semblant de plaire,
Quand tout au fond rien ne va jamais.
Les voix s’entassent, mais ne répondent pas,
Elles glissent sans nous reconnaître,
Comme si le monde autour de nos pas
Avait oublié notre être.
Pourtant, dans cette étrange distance,
Une étincelle peut renaître un jour ;
Même seul dans la foule immense,
Le cœur attend toujours l’amour.