– Je me souviens vaguement de mon expulsion du Big Bang,
et de ce naufrage sur cette planète
dont l’attraction chargée de gravité m’a fixé là sur ce récif,
plombant ce qu’est mon âme et ma mémoire.
Category: Littérature
Dernier voyage …
Les mâts penchés, la proue enfonçant sous les lames,
Le dernier soupir d’un navire sans âme,
Tel celui, poursuivi de coups et de huées,
Subissant le carcan d’ennemis foulant l’ombre,
Et qui, droit devant lui, s’en va tête baissée,
Bravant la blanche écume aux vagues sombres.
Amour secret…
Comprenez, Madame, mon cri de douleur,
De ne pouvoir, un instant, quérir votre cœur.
Niez les sanglots qui raisonnent de frayeur,
Car ne brûlent en moi que tristesse et malheur.
Puisse une lumière vous éveiller un jour,
Et chercher en vous trace d’un nouvel amour.
Raviver cette flamme et connaître à mon tour,
La joie sincère d’être aimé pour toujours.
Un dimanche aux champignons
ou les deux ogres
C’était un dimanche d’automne. Moi et mon ami Frank on était allés aux champignons.
A peine à soixante kilomètres de Paris, avec la bagnole de son père, dans des bois que je connaissais bien pour y avoir passé une partie de mon enfance quand mes parents y disposaient d’une maison de campagne.
L’effet Frankenstein
En 1816, Mary Shelley qui avait 19 ans souleva le défis du Lord Byron, écrire une histoire d’horreur.
Le gardien des Sables
La nuit était tombée sur le désert comme un voile d’encre posé sur le monde.
Le silence des dunes n’était troublé que par le souffle du vent et le crépitement des flambeaux dressés devant l’antique temple enfoui sous les sables.
Depuis des millénaires, personne n’avait franchi cette porte.
Les statues des anciens dieux — aux visages d’animaux et aux corps d’hommes — gardaient l’allée sacrée.
Pas stable
Et si la stabilité n’était pas l’absence de mouvement, mais l’endroit où l’on peut bouger sans se perdre ?
C’était pendant un concert.
La salle vibrait. Les basses cognaient contre ma poitrine. Les gens chantaient les paroles comme si elles pouvaient les sauver.
Le Vampire Kehath
Sous un ciel où les étoiles se taisaient comme pour écouter les secrets du monde, un homme aux mains tremblantes d’érudit fut arraché à sa vie mortelle. Il avait passé ses jeunes années à déchiffrer les manuscrits oubliés, à scruter les constellations, à sonder l’âme humaine. Mais plus il apprenait, plus le doute s’insinuait, glacial et patient. Et c’est dans ce vide que la nuit le saisit.







