Que devient le temps qui passe
Il nous attend et puis se lasse
Que devient la chance, l’audace
Elle se cache et puis s’efface
Que devient la vie que l’on remplace
Ces années empilées qui s’entassent
Que devient l’amour qui se glace
Il s’étouffe et puis trépasse
Pourrons-nous parler du temps passé
Dépassé, oublié, enfin ressuscité ?
La maison, rue des souvenirs, tu sais prêt du fleuriste,
Dans ses murs, abrite des fantômes joyeux et des artistes
Pour moi, cette maison est un brin nostalgique et belle
Comme les jours où nous nous y retrouvions avec l’échelle
Je me servais dans le parc d’une poutre pour traversé la blaise
On l’avait installé à trois on était des gosse perdus mais à l’aise<
Le gardien des Sables
La nuit était tombée sur le désert comme un voile d’encre posé sur le monde.
Le silence des dunes n’était troublé que par le souffle du vent et le crépitement des flambeaux dressés devant l’antique temple enfoui sous les sables.
Depuis des millénaires, personne n’avait franchi cette porte.
Les statues des anciens dieux — aux visages d’animaux et aux corps d’hommes — gardaient l’allée sacrée.
La république c’est moi !
Sur la place où gronde le grand bal de la vertu,
Sous un ciel gris d’orage où râle les mémoires,
On juge ce jour celui qu’hier on avait cru,
Dans le brame et l’écho des lendemains d’espoir.
Pas stable
Et si la stabilité n’était pas l’absence de mouvement, mais l’endroit où l’on peut bouger sans se perdre ?
C’était pendant un concert.
La salle vibrait. Les basses cognaient contre ma poitrine. Les gens chantaient les paroles comme si elles pouvaient les sauver.
Le Vampire Kehath
Sous un ciel où les étoiles se taisaient comme pour écouter les secrets du monde, un homme aux mains tremblantes d’érudit fut arraché à sa vie mortelle. Il avait passé ses jeunes années à déchiffrer les manuscrits oubliés, à scruter les constellations, à sonder l’âme humaine. Mais plus il apprenait, plus le doute s’insinuait, glacial et patient. Et c’est dans ce vide que la nuit le saisit.
Le cauchemar de om père
L’institutrice, une femme mûre à la peau cuivrée, aux cheveux longs ondulés, est habillée d’une jolie robe imprimée bleue, à fleurs. Debout, le dos bien droit, elle fait face à une douzaine d’enfants de sept et huit ans, assis sagement. Les bureaux individuels ont une structure en métal et un plan de travail en bois vernis, légèrement incliné.
Esprit du matin
Ô esprit du matin, toi qui te manifestes à l’horizon
Tel un miroir qui prend forme à travers l’espace,
Tu éveilles le monde d’un souffle lumineux,
Et chaque rayon qui danse sur la rosée chante ton nom.







