Le jardin se meurt sous un ciel de cendre,
Le vent d’autrefois n’est plus qu’un frisson.
Il n’est plus de main pour venir attendre
L’ombre disparue de la belle saison.
Un spectre figé dans le gris du soir,
Où la nostalgie, d’une ride humide,
Vient creuser le bois dépourvu d’espoir,
Ne laissant aux jours qu’une ride vide.
Danse avec la vie
La vie est comme de la musique,
Avec du rythme et du beat,
Comme un cœur qui bat à la chamade,
En écrivant une charade,
Pas si simple à résoudre,
Comme être frappé par la foudre,
Ou avoir le coup de foudre.
Il faut savoir valser,
Même si c’est insensé,
Car on n’a pas tous les accès.
On est toujours pressé,
Et on consomme en excès.
La vie telle qu’on la vit
La vie est comme une mélodie
Qui nous rend mélancolique,
Comme un alcoolique
En plein transit,
Avec un air de gothique,
Juste pathétique
Et colérique,
Si mystique
Et érotique.
Comme un caprice
Qui nous rend triste
Et riche.
Quelle euphorie !
On a tellement ri,
Et tellement appris.
Le sens de la vie
Rien n’arrive au hasard,
Et méritera même un César,
Sans égard,
Ou à l’improviste,
Tout arrive au moment propice.
Sans piste,
Ou indice,
Alors, entre en piste,
Dansant avec les risques
Et les épices,
Qui rendent l’épreuve
Comme un véritable supplice.
Quand le silence parlera
Quand le silence parlera
Quand le silence parlera,
les cœurs cesseront de battre
au rythme parfait.
Les pensées fusionneront enfin.
La douleur se révélera
être un ami fidèle.
Les masques tomberont,
et de grands bruits retentiront :
les bruits des masques qui tombent.
Toutes les couleurs se confondront.
Les chuchotements de la prière
n’auront plus de sens.
Le Grand Cirque électoral
Ô Maroc, ton théâtre politique est un chapiteau,
Où les partis politiques sont les clowns de l’année,
Ils entrent en piste, habits neufs, sourire de carreau,
Et promettent au peuple la lune, émerveillée.
Le Pays où rien ne change
Ô Maroc, pays du « comme avant »,
Où les partis politiques sont des disques rayés,
Ils promettent l’emploi, la santé, le savoir,
Puis recommencent, imperturbables, à les oublier.
Pourquoi pardonner ?
Pourquoi pardonner à celui qui nous a blessés ? Pourquoi ouvrir encore son cœur à celui qui nous a déçu, trahi ou humilié ? Le pardon semble parfois injuste, comme si pardonner revenait à dire que la blessure n’avait aucune importance. Pourtant, pardonner ne signifie pas oublier, ni accepter l’injustice, ni renoncer à ses droits.







