La Barbe bleue aimait les femmes
Les jeunes, les belles, obéissantes
Surtout aimait-il à faire peur
A violenter et à tuer
Son successeur Jeffrey Epstein
Suit ses traces
Répète ses crimes
Et mime ses gestes
Epstein surpasse son homme modèle
Dans sa toile d’araignée
Les Puissants du monde entier
Qu’il fit chanter et obéir
La guerre et le chaos s’installent
Et on attend les Chevaliers
Qui
Tu sais, toi
Tu sais, toi, tu me fais pleurer
Quand je t’aperçois dans la rue, à ma pause de midi
Au milieu de cette foule indifférente
Et que le silence, soudain, m’empêche de te parler.
Tu sais, toi, tu me fais rire
Quand je te vois savourer ton café
Ignorant les secrets de ta petite tasse :
Est-ce du sucre, de l’eau, ou un concentré de soleil perdu ?
La cadence
Je voulais écrire, mais les mots m’ont échappé comme des oiseaux ivres refusant la cage. Alors j’ai cherché le rythme et le souffle. Et une fois, j’ai pris la ville pour un son. J’ai marché dans ces bruits comme on traverse un rêve sans écho, où chaque pas vibrait d’une note étrangère.
Les murs avaient leurs secrets, les trottoirs leurs prières muettes.
La fille du lycée
Le banc est un peu froid, même en plein après-midi. Les pigeons tournent autour, les feuilles craquent sous les pas lents des passants. Assis là, je revois tout ! C’était un mercredi, on s’était donné rendez-vous derrière le gymnase, là où la lumière du soleil filtrait entre les grillages.
Sigmund Freud
Sigmund Freud
Quand il parle, je l’écoute comme on écoute un ancien médecin de l’âme. Ses mots cherchent à percer mes silences, à débusquer dans mes rêves et mes gestes ce que moi-même je n’ose pas voir. Il nomme l’inconscient, le refoulement, la pulsion, mais quelque chose en moi résiste. Car avant ses mots, j’avais déjà mes ombres.
Génération de contenu
Morgane Le Foënnec, dans une récente interview pour le journal Ouest-France, vous avez déclaré que ce livre avait changé votre vie… Pouvez-vous en dire plus à nos auditeurs et auditrices ?
Oui, bien sûr !
Je mis dans ma réponse autant de complaisance et d’ardeur que la journaliste de Radio Breizh dans sa question. « Au début, non, je ne me suis pas rendue compte.
La ronde des cinq soeurs de justice
Bien avant potron-minet, alors que la cloche paroissiale sonnait les cinq coups fatidiques annonçant la mise en bière, Katell sort de la petite maison de la rue du presbytère, sur le flanc gauche de la chapelle de Kerlevralen. Elle s’arrête un instant sous l’auvent couvert de genêts, à l’affut. Nulle âme dans la rue que seul un rai fantomatique de lune éclaire.
Un peu après minuit
Un peu après minuit, à l’heure où les hiboux
Dans le fond de la nuit, se moquent vent debout
Des hommes éconduits qui marchent dans la nuit
Je marchais moi aussi dans cette même nuit.
Un blanc manteau neigeux recouvrait tout Paris
Quand soudain vous m’avez souri dans un éclat
Puis nous avons marché sous votre parapluie
Mes guiboles tremblaient, pas à cause du froid.







