Je remplis
avec instantanées
le puit de la mémoire
Je les laisse tomber
Ils rebondissent au fond
Écho noir et blanc
Je vois et revois
Des fragments de moi
Se reflétant
Des fragments de toi
Désormais partie de moi
Dans ce puits
Je trouve la mer
La mienne, la tienne, nous ensemble
Et le vaste fleuve
Coule
Particule avec particule
Des
Feuillettons dans le ciel
L’épaisseur du bonheur
trace des lignes courbes
qui ont oubliées le chemin
et se replient sur elles-même
Je m’attarde
le sentiment hésite
la conscience donne un coup de pied
Dans le sillon de mon temps
je ne trouve aucun foyer
La main palpite
elle me coupe le souffle
je me retourne, je deviens un pivot
je ne retrouve plus ma queue
Toi, tu me
Rêve de nuit
mon ciel s’était déjà obscurci
lorsque je fus occis
par une pensée tueuse
je n’ai point fui, ni même gémi,
à peine surpris
de cette fin malheureuse
mon crâne transpercé de folie
gisait à côté du lit
tant la nuit fut rêveuse
Image: Freepik
Dames blanches
Je vous entends, mais ne vous vois pas ;
je vous cherche de mes yeux émerveillés, sans jamais vous trouver.
Par instants, il me semble saisir vos silhouettes insaisissables dans l’épaisseur des nuits iincroyables.
dames blanches de mes pensées.
Gardiennes des granges et des vieux
clochers,
je rêve de vous approcher.
Le Colisée
Oh Dieu pourquoi m’as tu créé
Oh Dieu pourquoi ma croix est si lourde
Noyé dans ma vie je ne fais que brasser
Jusqu’à être submergé
Dans mon reflet je ne vois que le malheur
Alors que mes dents sont dévoilées
Mes yeux n’arrive plus à voir mon propre cœur
Et mon âme criait à l’aide espérant de la pitié
Perdu dans la mer de mes pensées
Langue et tête deviennent Abel et Caïn
Laissant un caph
Un dimanche aux champignons
ou les deux ogres
C’était un dimanche d’automne. Moi et mon ami Frank on était allés aux champignons.
A peine à soixante kilomètres de Paris, avec la bagnole de son père, dans des bois que je connaissais bien pour y avoir passé une partie de mon enfance quand mes parents y disposaient d’une maison de campagne.
Les pensées dans le vent
Le regard lointain, parfois chagrin, parfois taquin,
souvent incertain, souvent absent, où porte le vent.
Souvent distrait par un reflet, un éclat, un rien,
comme si le monde murmurait des secrets à chaque coin.
Une idée passe, une autre naît, puis s’enfuit déjà,
danse légère, étincelle qui glisse entre les mains.
the one we thought
Affectionné celui qu’on a cru aimer,
c’est comme attendre un hiver ensoleillé, innocent on préférait la neige mais en grandissant on a accepté ce qu’on avait.







