Je t’ai vue, tu sais
Je t’ai vue, tu sais.
Ne crois pas que ton silence
soit un voile assez épais
pour tromper mon regard.
Je l’ai sentie,
cette manière qu’a ton souffle
de se suspendre
quand ma main frôle la tienne par hasard.
Je l’ai vue,
cette lumière fragile
que tu t’efforces d’éteindre
dès que je parle de lui.
Les Âmants de cœur
Là où ton regard ne s’attarde pas
Je t’aime
dans le silence exact
où ton regard ne s’attarde jamais.
Je t’aime
comme on aime une étoile
en sachant qu’elle brûle
pour un autre ciel.
Tu parles de lui
avec cette lumière au fond des yeux
que je rêvais d’allumer.
Chaque syllabe qui prononce son nom
est une caresse
qui ne me sera jamais destinée.
Léona
Lady Léona
Sur le velours du silence
elle trône,
reine d’ombre et de mystère,
posée comme un secret ancien
au cœur de la maison.
Ses yeux — deux braises nocturnes —
percent la pénombre
comme si elle connaissait
les noms oubliés des étoiles.
Lady Léona,
panthère miniature au port souverain,
ta fourrure avale la lumière
pour mieux la transformer en douceur.
Partie 2 : De cendres et de lumières
Un sourire naquit sur les lèvres fines et sans ostentation de l’émir. Il pencha la tête avec une grâce princière, puis parla d’une voix chaude, veloutée, et grave : — Vous illuminez ce palais plus que mille flambeaux. Soyez les bienvenus, Raphaël Delacroix. Ash.
Il avait prononcé leurs prénoms comme s’ils avaient été écrits dans un livre ancien, dans une langue oubliée.
Ash ne répondit pas.
Aux aurores.
Au loin, une douce odeur sucrée se fraya un chemin jusqu’à ses narines. Quelque chose de chaud, de doré, de familier… des pancakes. Il ouvrit lentement les yeux, les paupières encore lourdes, étira ses bras au-dessus de sa tête en grognant doucement, puis se redressa, les cheveux ébouriffés, les sens éveillés par le parfum du petit-déjeuner.
Il était une fois une beauté nommée Plume,
Blanche comme l’aube naissante
quand le ciel hésite encore
entre le rêve et la lumière.
Son pelage, long comme un soupir d’hiver,
coulait sur ses flancs
tel un voile de soie
tissé par les nuages eux-mêmes.
La Barbe bleue
La Barbe bleue aimait les femmes
Les jeunes, les belles, obéissantes
Surtout aimait-il à faire peur
A violenter et à tuer
Son successeur Jeffrey Epstein
Suit ses traces
Répète ses crimes
Et mime ses gestes
Epstein surpasse son homme modèle
Dans sa toile d’araignée
Les Puissants du monde entier
Qu’il fit chanter et obéir
La guerre et le chaos s’installent
Et on attend les Chevaliers
Qui
Tu sais, toi
Tu sais, toi, tu me fais pleurer
Quand je t’aperçois dans la rue, à ma pause de midi
Au milieu de cette foule indifférente
Et que le silence, soudain, m’empêche de te parler.
Tu sais, toi, tu me fais rire
Quand je te vois savourer ton café
Ignorant les secrets de ta petite tasse :
Est-ce du sucre, de l’eau, ou un concentré de soleil perdu ?







