Un sourire naquit sur les lèvres fines et sans ostentation de l’émir. Il pencha la tête avec une grâce princière, puis parla d’une voix chaude, veloutée, et grave : — Vous illuminez ce palais plus que mille flambeaux. Soyez les bienvenus, Raphaël Delacroix. Ash.
Il avait prononcé leurs prénoms comme s’ils avaient été écrits dans un livre ancien, dans une langue oubliée.
Ash ne répondit pas.
Aux aurores.
Au loin, une douce odeur sucrée se fraya un chemin jusqu’à ses narines. Quelque chose de chaud, de doré, de familier… des pancakes. Il ouvrit lentement les yeux, les paupières encore lourdes, étira ses bras au-dessus de sa tête en grognant doucement, puis se redressa, les cheveux ébouriffés, les sens éveillés par le parfum du petit-déjeuner.
Il était une fois une beauté nommée Plume,
Blanche comme l’aube naissante
quand le ciel hésite encore
entre le rêve et la lumière.
Son pelage, long comme un soupir d’hiver,
coulait sur ses flancs
tel un voile de soie
tissé par les nuages eux-mêmes.
La Barbe bleue
La Barbe bleue aimait les femmes
Les jeunes, les belles, obéissantes
Surtout aimait-il à faire peur
A violenter et à tuer
Son successeur Jeffrey Epstein
Suit ses traces
Répète ses crimes
Et mime ses gestes
Epstein surpasse son homme modèle
Dans sa toile d’araignée
Les Puissants du monde entier
Qu’il fit chanter et obéir
La guerre et le chaos s’installent
Et on attend les Chevaliers
Qui
Tu sais, toi
Tu sais, toi, tu me fais pleurer
Quand je t’aperçois dans la rue, à ma pause de midi
Au milieu de cette foule indifférente
Et que le silence, soudain, m’empêche de te parler.
Tu sais, toi, tu me fais rire
Quand je te vois savourer ton café
Ignorant les secrets de ta petite tasse :
Est-ce du sucre, de l’eau, ou un concentré de soleil perdu ?
La cadence
Je voulais écrire, mais les mots m’ont échappé comme des oiseaux ivres refusant la cage. Alors j’ai cherché le rythme et le souffle. Et une fois, j’ai pris la ville pour un son. J’ai marché dans ces bruits comme on traverse un rêve sans écho, où chaque pas vibrait d’une note étrangère.
Les murs avaient leurs secrets, les trottoirs leurs prières muettes.
La fille du lycée
Le banc est un peu froid, même en plein après-midi. Les pigeons tournent autour, les feuilles craquent sous les pas lents des passants. Assis là, je revois tout ! C’était un mercredi, on s’était donné rendez-vous derrière le gymnase, là où la lumière du soleil filtrait entre les grillages.
Sigmund Freud
Sigmund Freud
Quand il parle, je l’écoute comme on écoute un ancien médecin de l’âme. Ses mots cherchent à percer mes silences, à débusquer dans mes rêves et mes gestes ce que moi-même je n’ose pas voir. Il nomme l’inconscient, le refoulement, la pulsion, mais quelque chose en moi résiste. Car avant ses mots, j’avais déjà mes ombres.







