Nuit d’hiver
Dehors très fort il neigera ;
Les flocons tombant sur l’ardoise
Auront fait fuir à petits pas
Les chats espions d’heures d’extase.
Nous serons tous deux sur le lit :
Deux âmes et corps de passage,
À l’abri du froid de la nuit,
Désireux de n’être pas sages.
Nous nous glisserons sous le pont
Formé par les draps, sous la tente.
En vol rasant
En équilibre impossible
tentant des vols rasants
avec des ailes effilochées
je tombe et tombe encore
trébuchant
dans un rayon de lumière
placé de travers
un mirage d’eau
pour les assoiffés
Ne me demandez pas
comment vivre
je ne connais que
les occasions de tomber.
En blanc et noir
Je remplis
avec instantanées
le puit de la mémoire
Je les laisse tomber
Ils rebondissent au fond
Écho noir et blanc
Je vois et revois
Des fragments de moi
Se reflétant
Des fragments de toi
Désormais partie de moi
Dans ce puits
Je trouve la mer
La mienne, la tienne, nous ensemble
Et le vaste fleuve
Coule
Particule avec particule
Des
Feuillettons dans le ciel
L’épaisseur du bonheur
trace des lignes courbes
qui ont oubliées le chemin
et se replient sur elles-même
Je m’attarde
le sentiment hésite
la conscience donne un coup de pied
Dans le sillon de mon temps
je ne trouve aucun foyer
La main palpite
elle me coupe le souffle
je me retourne, je deviens un pivot
je ne retrouve plus ma queue
Toi, tu me
La cagouille
La cagouille, ça bavouille,
Ça gribouille des traces comme une limace.
Ça bave et ça embrasse,
ça nous enlace,
ça nous laisse des taches
et c’est dégueulasse.
On en fait des grimaces…
Mais la cagouille, avec son syndrome de Dravet,
son corps qui parfois s’emmêle,
sa bouche qu’il oublie,
Elle bavouille comme une petite cagouille.
Et même quand il fait la fripouille,
jamais on ne s’en lasse.
Rêve de nuit
mon ciel s’était déjà obscurci
lorsque je fus occis
par une pensée tueuse
je n’ai point fui, ni même gémi,
à peine surpris
de cette fin malheureuse
mon crâne transpercé de folie
gisait à côté du lit
tant la nuit fut rêveuse
Image: Freepik
Dames blanches
Je vous entends, mais ne vous vois pas ;
je vous cherche de mes yeux émerveillés, sans jamais vous trouver.
Par instants, il me semble saisir vos silhouettes insaisissables dans l’épaisseur des nuits iincroyables.
dames blanches de mes pensées.
Gardiennes des granges et des vieux
clochers,
je rêve de vous approcher.
Le Colisée
Oh Dieu pourquoi m’as tu créé
Oh Dieu pourquoi ma croix est si lourde
Noyé dans ma vie je ne fais que brasser
Jusqu’à être submergé
Dans mon reflet je ne vois que le malheur
Alors que mes dents sont dévoilées
Mes yeux n’arrive plus à voir mon propre cœur
Et mon âme criait à l’aide espérant de la pitié
Perdu dans la mer de mes pensées
Langue et tête deviennent Abel et Caïn
Laissant un caph







