Malgré toutes tes bêtises, je ne pourrai pas t’oublier, car on n’efface pas d’un revers de main les éclats de rire qui ont illuminé les jours sombres et les promesses gravées dans le marbre du temps. Les erreurs et les faux pas finissent par s’estomper dans la mémoire, mais la trace de ce que nous avons partagé demeure, indélébile, pareille à une empreinte laissée par la marée sur le sable chaud. On a beau vouloir tourner la page avec colère, le cœur garde en mémoire la mélodie de nos plus beaux instants, refusant obstinément de jeter aux orties tout ce qui fut, un jour, notre plus grand bonheur. Il y a dans ton absence un écho persistant, un parfum familier qui flotte encore dans l’air, rappelant à chaque instant que l’on peut s’éloigner géographiquement sans jamais réussir à s’arracher de la peau. Tu as laissé derrière toi un chaos magnifique, un mélange d’amertume et de nostalgie douce-amère qui fait qu’en dépit des larmes, je chéris encore le souvenir de tes maladresses. L’oubli est une grâce qui se refuse à moi, car les sentiments profonds ne meurent pas sur un coup de tête ; ils se métamorphosent en une douce cicatrice qui pulse au rythme des souvenirs. Alors, malgré tout ce qui nous a brisés, je sais que tu resteras gravé en moi, une énigme magnifique et douloureuse que le temps n’aura jamais la force d’effacer.
Par. L’Aigle du texas