Pleine lune, le bateau se balançait sous les étoiles que l’immense lac ancestral des Chippewa faisait miroiter de mille feux. Yuming…ou Jade, amputée de sa moitié lumineuse dans la version américaine de son prénom, n’avait pas choisi cette nuit au hasard.
Le voyage d’Aedez A. Piktuz
« Je me souviens très bien », affirma Aedez. « Avec Lena, nous sommes arrivés ici le vingt-cinq avril. Peut-être qu’elle n’avait pas envie d’effectuer son périple seule ?… Je ne sais, en tout cas, elle a eu la bonne idée de m’inviter à partager son voyage ! Quelle chance ! D’après ce que j’ai compris, elle a été embauchée par une grosse agence de voyage de Floride.
Bluefin
Seul, dans un espace improbable, le thon s’ennuyait. Son âme, depuis longtemps émancipée de son enveloppe corporelle, n’avait pas retrouvé le chemin de l’océan qui l’avait vu grandir. Elle tournait en rond autour de ce corps naturalisé avec soin, égarée dans sa quête éperdue d’un retour aux sources.
Le procès de Graoully
J – 75
Ça y est les filles ! J’ai la confirmation. L’appel à projet vient d’être lancé, à nous de jouer ! On a deux mois ! Après, ils se réservent juste quinze jours pour la sélection. Et si on est sélectionné, on a trois mois pour boucler la représentation ! s’exclame Emma dans une verve enthousiaste. Evelyne et Louise la regardent, incrédules.
Tu veux qu’on candidate ? s’aventure Evelyne.
ma ferrari rouge :)
Ma Ferrari rouge ! moi, roi squelette, au bord du ciel.
ICI, c’est « ICE » les morts de l’Amérique libre, sh*t chimère ancienne
D’accord ! J’annonce : une mitraillette verbale, une bombe froide en chambre.
Où va le monde – oh Mily qu’il y aille ! Tête brûlée, merco6 je suis membre
Bon, je suis venu avec ma Ferrari rouge – on r’gole bien!
Ciel de lit
Je suis passé te voir
C’était jour de cimetiière
Ce mortel parloir
Où l’on parle à une pierre
J’ai posé sur le marbre
Une lettre manuscrite
Des pensées moins macabres
Qu’une fleur qui periclite
J’y raconte ta vie
Les moments de nous deux
Ceux où l’on a bien ri
Mais qui me laisse je
J’aimerai boug
De l’insouciance à la souciance
Je la vis, douce lueur née d’une fine apparence,
Et son regard portait la paix d’une humble décence.
Je marchai vers son âme, sans crainte, en confiance,
Ignorant que déjà naissait en moi sa résonance.
Nos paroles s’entremêlent, tissant la connivence,
Et chacun de ses mots vibrait d’une pure aisance.
Juste un bain et des larmes
Je suis dans mon bain. Non pas le mien, le sien.
Je suis dans ce bain et je pleure.
Je ne comprends pas ses constantes contradictions, je ne comprends plus rien, il n’y a rien à comprendre. La seule chose que je comprends c’est qu’il ne m’aime pas.







