Celui qui s’enferme dans le mensonge
Celui qui ne se reconnaît même plus dans ses songes
Celui qui n’arrive plus à parler de lui à personne
N’attend plus que la mort sonne
Oui je parle de vous et de nous
Ne détournez pas nos yeux de notre souffrance
Car elle nous demandera la créance
Jusqu’à nous mettre au fond du trou
Attendant que la mort vienne nous chercher, je sais d’où
Des mots trompeurs mai
Je suis contente, c’est le printemps
(Les allergies)
Le printemps me chamboule, j’en ai le nez qui coule sur le visage rouge comme un coquelicot
Je suis obligée de marcher le nez en l’air.
Le printemps revient et mon cœur fait la fleur
Les arbres explosent en couleurs et les éternuements résonnent tous en chœur.
L’effet Frankenstein
En 1816, Mary Shelley qui avait 19 ans souleva le défis du Lord Byron, écrire une histoire d’horreur.
Que devient…
Que devient le temps qui passe
Il nous attend et puis se lasse
Que devient la chance, l’audace
Elle se cache et puis s’efface
Que devient la vie que l’on remplace
Ces années empilées qui s’entassent
Que devient l’amour qui se glace
Il s’étouffe et puis trépasse
Pourrons-nous parler du temps passé
Dépassé, oublié, enfin ressuscité ?
La maison, rue des souvenirs, tu sais prêt du fleuriste,
Dans ses murs, abrite des fantômes joyeux et des artistes
Pour moi, cette maison est un brin nostalgique et belle
Comme les jours où nous nous y retrouvions avec l’échelle
Je me servais dans le parc d’une poutre pour traversé la blaise
On l’avait installé à trois on était des gosse perdus mais à l’aise<
Le gardien des Sables
La nuit était tombée sur le désert comme un voile d’encre posé sur le monde.
Le silence des dunes n’était troublé que par le souffle du vent et le crépitement des flambeaux dressés devant l’antique temple enfoui sous les sables.
Depuis des millénaires, personne n’avait franchi cette porte.
Les statues des anciens dieux — aux visages d’animaux et aux corps d’hommes — gardaient l’allée sacrée.
La république c’est moi !
Sur la place où gronde le grand bal de la vertu,
Sous un ciel gris d’orage où râle les mémoires,
On juge ce jour celui qu’hier on avait cru,
Dans le brame et l’écho des lendemains d’espoir.
Pas stable
Et si la stabilité n’était pas l’absence de mouvement, mais l’endroit où l’on peut bouger sans se perdre ?
C’était pendant un concert.
La salle vibrait. Les basses cognaient contre ma poitrine. Les gens chantaient les paroles comme si elles pouvaient les sauver.







