J’ai mis au feu le peu d’avenir qu’avait le passé.
J’ai vu la construction, puis l’abandon, j’y ai même participé.
Alors, les cheveux ébouriffés, pleins de souvenirs,
j’ai pris la route vers ce qu’il y avait de nouveau.
Sur le chemin, j’ai vu l’été, la végétation, le soleil, des amoureux.
Puis viendra l’hiver, et ces sombres idées.
Celles qui délogent les beaux parleurs, et les menteurs.
Et de là, tout se rejouera.
Ton corps dans la salle de bain, des peurs, des promesses.
Alors je suis parti, car je n’avais pas encore envie de mourir entre des bras, pour lâchement renaître dans les débris de la guerre.
Tu sais, derrière le voyageur, se trouve un homme qui t’aime comme tu es.
Se trouve un homme rempli de culpabilité, lucide, comprenant que les choses n’arrivent pas par hasard.
Le souci… est qu’il n’a jamais réussi à mettre des mots sur sa honte.
Alors il en est mort, sur les rives du canal…