Ô Maroc, ton théâtre politique est un chapiteau,
Où les partis politiques sont les clowns de l’année,
Ils entrent en piste, habits neufs, sourire de carreau,
Et promettent au peuple la lune, émerveillée.
Le chômage est leur numéro de trapèze sans filet,
Ils agitent des chiffres, des plans, des graphiques en l’air,
Mais les jeunes, en bas, regardent, désespérés,
Pendant qu’eux, sur la corde, dansent sur des chimères.
La santé, quel sketch ! Les urgences sont leur scène,
Où les lits manquent, les médicaments se font rares,
Mais les candidats, maquillés comme des reines,
Promettent des hôpitaux modernes… en décors de foire.
L’éducation, pour eux, est un numéro d’hypnose,
Ils parlent d’écoles numériques, de savoir universel,
Mais les classes sont des cages, les profs, des héros roses,
Et leurs réformes, des bulles de savon, éphémères, réelles.
Ils votent des lois, des décrets, des circulaires,
Puis repartent en coulisses, applaudis par les médias,
Le peuple, lui, paie l’entrée, fatigué mais sincère,
Et chaque scrutin remet le même vieux ballet en scène.
Ô Maroc, ton cirque est grand, ta piste est large,
Mais les clowns politiques y tournent en rond,
Pendant que le peuple, dans l’ombre, charge
Son sarcasme comme une dernière chanson.
Badr Alaoui Mrani 🐦 : le 05/09/2026