L’amour est venu comme une aube claire,
Déposant des roses au seuil de mes prières ;
Il avait le parfum des rêves éternels,
Et la douceur légère des promesses fidèles.
J’ai suivi son chemin, les yeux pleins d’espérance,
Ignorant les pièges cachés dans le silence ;
Chaque sourire reçu devenait un trésor,
Chaque battement de cœur une raison encore.
Mais la tristesse aussi connaît bien les chemins
Qui mènent aux jardins où s’unissent les destins ;
Elle s’est invitée sans bruit dans mon regard,
Comme un nuage gris assombrissant le soir.
Les mots se sont perdus dans le vent des adieux,
Les serments d’autrefois se sont tus peu à peu ;
Et mon âme a gardé, sous les cendres du temps,
La chaleur d’un amour devenu souvenir vivant.
Pourtant, je ne maudis ni l’amour ni la peine,
Car chacun à sa façon nourrit la vie humaine ;
L’un nous apprend à croire aux miracles du cœur,
L’autre à trouver en soi la force du malheur.
Ainsi vont les saisons dans le jardin des âmes ;
L’éclat des jours heureux, puis l’ombre qui réclame ;
Mais même dans la nuit où la douleur s’installe,
Un rayon de tendresse demeure et nous appelle.💕💕💕