Je marche seul au bord des jours,
Le cœur chargé de longs détours,
Cherchant dans l’ombre un peu de lumière,
Une voix douce, une main sincère.
Category: Poésie
Aide-moi à t’oublier, Anne 💕
Aide-moi à t’oublier, Anne,
Comme on referme un livre après le dernier mot,
Comme s’éloigne une mélodie lointaine
Que le vent emporte sans un écho.
Aide-moi à détacher mon cœur
Des chemins où ton nom demeure.
Larmes de cœur
Quand la nuit s’étend sur mes pensées,
Et que le silence devient douleur,
Je sens remonter les souvenirs blessés,
Comme une pluie tombant de l’intérieur.
Les mots que je n’ai jamais dits
Dorment encore au fond de mon âme.
Ils brillent parfois dans l’obscurité,
Telles des braises cachées sous la flamme.
Gaza, sous la pluie de bombes
Sous un ciel devenu lourd de cendres,
La nuit tombe sans trouver le repos.
Les rues gardent l’écho des voix tendres,
Perdues dans le vacarme des assauts.
La pluie ne vient plus des nuages d’orage,
Mais du fracas qui déchire l’horizon.
Espoir et amour
Je t’attends depuis les aurores lointaines,
Depuis les jours de doute et les nuits de peine ;
Comme un voyageur qui scrute l’horizon,
Je garde ton souvenir sans même connaître ton nom.
Amour à distance!
Amour à distance!
Je ne te connais que depuis quelques jours,
Et pourtant ton prénom revient dans mes pensées.
Comme un refrain discret qui naît sans détour,
Et refuse doucement de s’effacer.
Toi, Emmy, sous le ciel de Paris,
Moi, quelque part entre les rues de Rome.
Deux villes chargées d’histoires et de vies,
Et un sentiment nouveau qui doucement se forme.
L’heure sans selle
Chaque matin, je lace ma dignité comme une vieille outre,
mais elle fuit par les coutures avant la prière.
Le miroir m’a donné un visage d’attente,
creusé du même or que les dunes quand elles mentent.
Sur la place, nous sommes une nuée sans nuage,
des hommes debout qui apprennent l’art de l’invisible.
Nos ombres disputent aux chiens le peu d’ombre.
Dorure et cendre
Le Maroc étire ses dunes sous l’azur
Comme un tapis trop beau pour cacher les fissures.
L’ambre des souvenirs se monnaie au souk bas
Où le pauvre s’incline et le riche est soldat.
La main qui signe l’acte a goûté le bakchich,
Les palmiers du prestige ploient sous le trafic.







