Quand les cons s’enflamment, la forêt crame,
L’étincelle est humaine, le désastre est total.
Pas besoin de foudre pour nourrir le drame :
Un simple geste bête, un verdict fatal.
Le vent pousse l’enfer sur les bois condamnés.
Les bêtes innocentes sont les premières victimes ;
Dans d’atroces souffrances, leurs corps calcines,
Pris au piège étouffant de nos stupides crimes.
Auteur/autrice : claeysange
Le temps m’échappe
Le temps m’échappe
Au coucher de soleil quand le jour achève son parcours,
Au lever du soleil quand la nuit s’enfuit à son tour…
En voyant un vol d’oiseaux migrateurs s’échapper en emportant mon cœur,
Quand la couleur des feuilles des arbres de l’été
Devient automne et tombe, tourbillonne, atone,
Et m’abandonne au grand sommeil de l’hiver qui frissonne.
Claeysange.
La cagouille
La cagouille, ça bavouille,
Ça gribouille des traces comme une limace.
Ça bave et ça embrasse,
ça nous enlace,
ça nous laisse des taches
et c’est dégueulasse.
On en fait des grimaces…
Mais la cagouille, avec son syndrome de Dravet,
son corps qui parfois s’emmêle,
sa bouche qu’il oublie,
Elle bavouille comme une petite cagouille.
Et même quand il fait la fripouille,
jamais on ne s’en lasse.
Dames blanches
Je vous entends, mais ne vous vois pas ;
je vous cherche de mes yeux émerveillés, sans jamais vous trouver.
Par instants, il me semble saisir vos silhouettes insaisissables dans l’épaisseur des nuits iincroyables.
dames blanches de mes pensées.
Gardiennes des granges et des vieux
clochers,
je rêve de vous approcher.
Les pensées dans le vent
Le regard lointain, parfois chagrin, parfois taquin,
souvent incertain, souvent absent, où porte le vent.
Souvent distrait par un reflet, un éclat, un rien,
comme si le monde murmurait des secrets à chaque coin.
Une idée passe, une autre naît, puis s’enfuit déjà,
danse légère, étincelle qui glisse entre les mains.
Je suis contente, c’est le printemps
(Les allergies)
Le printemps me chamboule, j’en ai le nez qui coule sur le visage rouge comme un coquelicot
Je suis obligée de marcher le nez en l’air.
Le printemps revient et mon cœur fait la fleur
Les arbres explosent en couleurs et les éternuements résonnent tous en chœur.





