Quand la nuit s’étend sur mes pensées,
Et que le silence devient douleur,
Je sens remonter les souvenirs blessés,
Comme une pluie tombant de l’intérieur.
Les mots que je n’ai jamais dits
Dorment encore au fond de mon âme.
Ils brillent parfois dans l’obscurité,
Telles des braises cachées sous la flamme.
Les larmes du cœur n’ont pas de visage,
Elles coulent sans traverser les yeux.
Elles habitent les pages
Des jours perdus et des adieux.
Elles naissent d’un rêve abandonné,
D’une absence qui refuse de partir,
D’un amour que le temps a éloigné,
Sans pourtant réussir à le détruire.
Mais chaque larme porte une semence,
Un souffle discret, un espoir vivant.
Car même au milieu de la souffrance,
Le cœur continue d’avancer lentement.
Et lorsque l’aube revient sur le chemin,
Avec sa lumière douce et légère,
Les larmes deviennent comme du matin
Des perles brillantes sur la terre.