Sous un ciel devenu lourd de cendres,
La nuit tombe sans trouver le repos.
Les rues gardent l’écho des voix tendres,
Perdues dans le vacarme des assauts.
La pluie ne vient plus des nuages d’orage,
Mais du fracas qui déchire l’horizon.
Chaque pierre raconte une page,
Chaque regard cherche une raison.
Pourtant, au milieu des murs qui s’effondrent,
Une lumière refuse de mourir.
Dans les cœurs que la peur voudrait confondre,
Reste la force de se reconstruire.
Les enfants dessinent encore des étoiles,
Sur des cahiers froissés par le vent.
Leurs rêves traversent les voiles
Des jours sombres et des temps mouvants.
Ô Gaza, terre de larmes et d’espérance,
Ton nom résonne au-delà des frontières.
Et malgré la douleur, malgré l’absence,
Tu portes encore des graines de lumière.
Car aucune pluie de bombes, aucun tonnerre,
Ne peut effacer le désir d’avenir.
Et dans le silence qui suit la guerre,
L’espoir demeure, prêt à refleurir.