Les malles sont closes sous un ciel incertain,
L’écho de nos pas résonne sur le quai,
Le train s’ébranle et déchire le matin,
Emportant les rires que l’on a manqués.
Par la vitre embuée, le monde se dérobe,
Les paysages fuient en vagues de brume,
La nuit s’habille de sa plus sombre robe,
Et le passé s’efface en une écume.
Adieu les promesses et les jours en suspens,
Le cœur serré mais le regard en avant,
Je tourne la page et j’ouvre un autre temps,
Porté par le souffle imprévu du vent.
Par. L’Aigle du texas