Je marche dans des rues où mon silence résonne,
Comme un écho perdu que personne ne pardonne.
Le monde tourne vite, mais moi je reste là,
Coincé dans des pensées que je ne contrôle pas.
Je souris par habitude, pour cacher l’orage,
Mais dedans il pleut sans fin, sans repère, sans rivage.
Les jours ont la même couleur, un gris sans saison,
Et mon âme cherche encore une raison.
J’ai des rêves dans les poches, froissés par le temps,
Des espoirs fatigués qui fuient doucement.
Même le ciel parfois semble me regarder,
Comme s’il comprenait ce que je n’ose exprimer.
Mais au fond de ce vide, une voix reste là,
Disant que même brisé, on ne s’efface pas.