Je me rappelle du piano et des violons dans ses ruines, valsant avec le vent entre les pierres.
Je me rappelle l’émerveillement et la curiosité de notre balade dans ses rues chevaleresques.
Je me souviens de la lumière passant à travers les arches, des chats bondissant sur nos genoux, de la gentillesse de ce grand-père.
Je me rappelle nos contemplations du tableau nocturne se dressant en escalier devant nous, les maisons se chevauchant les unes les autres, avec pour dogme ce château guidant la lune ; parce que oui, c’était lui qui servait de phare à la lune.
Je me rappelle nous voir fuir nos quotidiens et savourer la compagnie l’un de l’autre, oubliant nos obligations parce que seul comptait le fait d’être en ta compagnie.
N’entendant ni ne voyant plus rien excepté toi, tu as cette faculté de capter, d’aspirer tout mon être et de me faire oublier le bruit du monde, le regard du monde, les pensées du monde…
Merci pour cette concentration bénie.