Le pont-levis

Tu tombes d’un pont
Tes caresses sont
Dans ton poing serré
L’autre est accroché

À ce pont-levis
Et sous la rambarde
Tu la vois partir
Avant de l’avoir

Tous ceux qui traversent
Sont soit des menteurs
Soit des enchanteurs
Je n’en connais guère

Il peut arriver
Qu’entre deux automnes
Tu foules l’aurore
D’un œil avisé

Mais ce n’est jamais
Pour ce que tu crois
Que des courbes coites
Seront apprêtées.

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