J’offre cette ode à ceux qui comme moi choisissent
Le plus long des chemins, le plus maigre butin
Du fond de notre cale, au rythme des « Oh ! hisse ! »
Nous crèverons de faim, à l’aube du matin.
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Pour autant, d’ici là, laissez-moi profiter
Du vin blanc macéré aux feuilles de pêcher
Des moules gratinées, des étoiles qui filent
Vers le port insouciant, vers les mâts qui défilent.
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À tous les vagabonds qui finissent en ruines
Votre coeur étalon vaut bien tout l’or des mines.
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A l’aube du matin