Aujourd’hui

Aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir tout perdu.

Mon cŇďur, mes r√™ves, mes espoirs, ma paix. Je savais que j’essayais de fuir l’in√©vitable, mais maintenant qu’il est l√† j’ai le sentiment que je dois r√©apprendre √† respirer. J’ai envie de croire que toute cette souffrance offrira un jour quelque chose de bon. Mais est-ce que j’aurai la force, l’√©nergie et l’espoir n√©cessaires pour y parvenir.¬†Il √©tait tout ce que j’avais pu imaginer de plus vrai. Et pourtant au fond de moi j’ai toujours su que je ne serai pas √† la hauteur . Nous avons tellement de choses qui nous s√©parent et aucuns de nous deux n’a les √©paules pour porter l’autre. Je pensais que je saurai √©viter √† mon cŇďur de revivre une telle d√©chirure. Mais celle-ci est plus grande et fait plus mal que toutes les autres. J’ai toujours suivi mon instinct, cette petite voix qui me chuchotait d’√™tre patiente, de continuer d’y croire parce que √ßa en valait la peine. Parce que je savais √† quel point cet homme, au-del√† de ce qu’il laissait para√ģtre, avait tellement de choses √† donner. Et je savais √† quel point j’avais √† lui offrir dans le meilleur de ce que je peux √™tre. Mais je crois que je me suis perdue dans mes espoirs. Aujourd’hui j’ai l’impression que tout ce que j’ai port√© sur mon cŇďur pour ne pas laisser tomber √©tait faux, √©tait vide et n’√©tais que le r√©sultat, un espoir un imaginaire de ce que notre union aurait pu √™tre et non pas ce qu’elle √©tait. Il repr√©sentait pour moi une paix possible. La r√©ponse √† mes questions. La solution √† mes probl√®mes.¬†J’ai toujours eu le sentiment de savoir, avant m√™me que cela n’arrive, que nous serions une √©quipe in√©branlable. Un peu comme si c’√©tait nous deux contre le reste du monde. Et j’ai pr√©serv√© cela du mieux que je le pouvais comme si c’√©tait mon secret. Et que m√™me si aujourd’hui il n’en avait pas conscience, un jour il r√©aliserait ce que ¬ę nous ¬Ľ veut dire. Mais. Finalement. Tout ce qui semblait √™tre un avenir tout trac√© √©tait juste le chemin vers la chute. Ma chute. Parce que m√™me si je fantasmais notre √©quipe j’ai pr√©f√©r√© ignorer mes appels int√©rieurs. Ceux qui me disaient toujours que rien ne pourrait jamais se r√©aliser si je ne prenais pas le temps de soigner mes traumatismes, mes blessures. Trouver les r√©ponses √† mes questions. Je suis ici pour faire quoi ? C’est quoi ma mission √† moi ? Mon existence m’a √©t√© offerte pour accomplir quoi ? Qui m’a permis ? Qui a permis que je respire, que j’esp√®re, que je souffre, que je tombe. C’est quoi ma destin√©e ? Parce que je commence √† croire qu’il y a eu une erreur. Que je ne devrais pas √™tre l√†. Parce qu’exister n’a jamais eu de grand sens pour moi dans ce monde de fou. ¬†Lui, il √©tait l’ancre qui me tenait rattach√©e √† cette r√©alit√©. Parce que dans mon r√™ve de nous j’ai toujours r√©ussi √† trouver une r√©alit√© si solide. Sans s’en rendre compte il m’a aid√© √† me retenir attach√© aux r√©alit√©s. Des relations, du travail, de la famille, des valeurs. Il √©tait dans sa distance ce que j’avais de plus intime, de plus vrai, de plus juste. C’est de cela dont je suis tomb√©e amoureuse. Je me suis laiss√© glisser dans ce r√©confort ponctuel qu’il pouvait m’offrir. Pour moi il n’y avait rien de plus r√©el. Je n’imagine pas revivre ce sentiment. Je voulais des milliers de nous. Je reconnaissais notre valeur respective et dans mon cŇďur j’avais l’intime conviction qu’il n’y avait pas de combinaison plus parfaite. Mais aujourd’hui, pour la premi√®re fois tu m’as r√©v√©l√© √† quel point tu n’es pas pr√™t pour moi comme je ne le suis pour toi. ¬†Apr√®s des ann√©es d’intimes sacrifices, tu m’as montr√© de bien des fa√ßons que tu n’avais pas besoin de moi. Que tu n’avais pas v√©ritablement envie de nous. Et que tu pr√©f√©rais ta solitude. Tu as √©corch√© mon cŇďur des milliers de fois, mais l√† tu l’as bris√©. Je crois maintenant que ma capacit√© √† aimer, ma capacit√© √† faire preuve de r√©silience, ma capacit√© √† comprendre, √† r√©sister n’existe plus. Tu √©tais tout ce qui comptait depuis le jour o√Ļ je t’ai choisi. Nous n’avons pas v√©cu la m√™me r√©alit√© et c’est en m’en rendant compte maintenant que je r√©alise √† quel point je me suis tromp√©e. Maintenant c’est fini.

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Written by Jour de Lune

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