Ô esprit du matin, toi qui te manifestes à l’horizon
Tel un miroir qui prend forme à travers l’espace,
Tu éveilles le monde d’un souffle lumineux,
Et chaque rayon qui danse sur la rosée chante ton nom.
Catégorie : Poésie
Cahier du Mexique – 04/03/2026
Je ne saurai qualifier avec exactitude mon état, quand bien même je le sais extrêmement piteux et délabré. Toutes les forces qui auraient pu m’habiter encore hier ont décidé aujourd’hui de s’exiler par elle-même de chaque recoins de mon corps, le laissant à demi-inerte, mu uniquement par la contrainte sociale et la peur. Je vis ce matin dans un corps sans désir.
Les Chaînes Qui N’ont Pas De Rouille
Prêtez attention.
Non avec l’audition apprivoisée des salons, non avec la perception neutralisée des vitrines officielles et des cérémonies aseptisées,
Prêtez attention avec les entrailles, avec cette mémoire organique que le sang conserve et transmet sans travestissement.
Je m’avance pour nommer un crime dont la grammaire demeure au présent.
Les Âmants de cœur 2
Je t’ai vue, tu sais
Je t’ai vue, tu sais.
Ne crois pas que ton silence
soit un voile assez épais
pour tromper mon regard.
Je l’ai sentie,
cette manière qu’a ton souffle
de se suspendre
quand ma main frôle la tienne par hasard.
Je l’ai vue,
cette lumière fragile
que tu t’efforces d’éteindre
dès que je parle de lui.
Les Âmants de cœur
Là où ton regard ne s’attarde pas
Je t’aime
dans le silence exact
où ton regard ne s’attarde jamais.
Je t’aime
comme on aime une étoile
en sachant qu’elle brûle
pour un autre ciel.
Tu parles de lui
avec cette lumière au fond des yeux
que je rêvais d’allumer.
Chaque syllabe qui prononce son nom
est une caresse
qui ne me sera jamais destinée.
Il était une fois une beauté nommée Plume,
Blanche comme l’aube naissante
quand le ciel hésite encore
entre le rêve et la lumière.
Son pelage, long comme un soupir d’hiver,
coulait sur ses flancs
tel un voile de soie
tissé par les nuages eux-mêmes.
La Barbe bleue
La Barbe bleue aimait les femmes
Les jeunes, les belles, obéissantes
Surtout aimait-il à faire peur
A violenter et à tuer
Son successeur Jeffrey Epstein
Suit ses traces
Répète ses crimes
Et mime ses gestes
Epstein surpasse son homme modèle
Dans sa toile d’araignée
Les Puissants du monde entier
Qu’il fit chanter et obéir
La guerre et le chaos s’installent
Et on attend les Chevaliers
Qui
Tu sais, toi
Tu sais, toi, tu me fais pleurer
Quand je t’aperçois dans la rue, à ma pause de midi
Au milieu de cette foule indifférente
Et que le silence, soudain, m’empêche de te parler.
Tu sais, toi, tu me fais rire
Quand je te vois savourer ton café
Ignorant les secrets de ta petite tasse :
Est-ce du sucre, de l’eau, ou un concentré de soleil perdu ?







