Je la vis, douce lueur née d’une fine apparence,
Et son regard portait la paix d’une humble décence.
Je marchai vers son âme, sans crainte, en confiance,
Ignorant que déjà naissait en moi sa résonance.
Nos paroles s’entremêlent, tissant la connivence,
Et chacun de ses mots vibrait d’une pure aisance.
Je croyais à un souffle, un instant sans importance,
Mais son rire éveillait mes terres en dormance.
Longtemps je me cachai derrière ma nonchalance,
Fuyant l’élan du cœur et craignant l’allégeance.
Pourtant, dans son silence, brillait une présence,
Une lumière offerte, sans fard et sans exigence.
Un matin, elle partit. Tout sombra : défaillance.
Un froid muet s’installa, lourd de son absence.
Et le temps révéla, dans sa lente diligence,
Que mon cœur retenait son nom en permanence.
Alors naquit en moi cette brûlante évidence :
Le manque qui me ronge exige sa délivrance.
Je voudrais la revoir, abolir la distance,
Et murmurer : « Tu me manques… au-delà de l’espérance. »
Tounka
Credits Photos : RosZie (Pixabay)