mon ciel s’était déjà obscurci
lorsque je fus occis
par une pensée tueuse
je n’ai point fui, ni même gémi,
à peine surpris
de cette fin malheureuse
mon crâne transpercé par la nuit
gisait à côté du lit
tant ma nuit fut rêveuse
mon ciel s’était déjà obscurci
lorsque je fus occis
par une pensée tueuse
je n’ai point fui, ni même gémi,
à peine surpris
de cette fin malheureuse
mon crâne transpercé par la nuit
gisait à côté du lit
tant ma nuit fut rêveuse
Seul, dans un espace improbable, le thon s’ennuyait. Son âme, depuis longtemps émancipée de son enveloppe corporelle, n’avait pas retrouvé le chemin de l’océan qui l’avait vu grandir. Elle tournait en rond autour de ce corps naturalisé avec soin, égarée dans sa quête éperdue d’un retour aux sources.
J – 75
Ça y est les filles ! J’ai la confirmation. L’appel à projet vient d’être lancé, à nous de jouer ! On a deux mois ! Après, ils se réservent juste quinze jours pour la sélection. Et si on est sélectionné, on a trois mois pour boucler la représentation ! s’exclame Emma dans une verve enthousiaste. Evelyne et Louise la regardent, incrédules.
Tu veux qu’on candidate ? s’aventure Evelyne.
Ma Ferrari rouge ! moi, roi squelette, au bord du ciel.
ICI, c’est “ICE” les morts de l’Amérique libre, sh*t chimère ancienne
D’accord ! J’annonce : une mitraillette verbale, une bombe froide en chambre.
Où va le monde – oh Mily qu’il y aille ! Tête brûlée, merco6 je suis membre
Bon, je suis venu avec ma Ferrari rouge – on r’gole bien!
Je suis passé te voir C’était jour de cimetiièreCe mortel parloirOù l’on parle à une pierreJ’ai posé sur le marbreUne lettre manuscriteDes pensées moins macabresQu’une fleur qui pericliteJ’y raconte ta vieLes moments de nous deuxCeux où l’on a bien riMais qui me laisse jeJ’aimerai bouger la steleQui sert de faux plafondEntre toi et le cielEt te maintient a
Je la vis, douce lueur née d’une fine apparence,Et son regard portait la paix d’une humble décence.Je marchai vers son âme, sans crainte, en confiance,Ignorant que déjà naissait en moi sa résonance.
Nos paroles s’entremêlent, tissant la connivence,Et chacun de ses mots vibrait d’une pure aisance.Je croyais à un souffle, un instant sans importance,Mais son rire éveillait mes terres en dormance.
Je suis dans mon bain. Non pas le mien, le sien.
Je suis dans ce bain et je pleure.
Je ne comprends pas ses constantes contradictions, je ne comprends plus rien, il n’y a rien à comprendre. La seule chose que je comprends c’est qu’il ne m’aime pas.
Sur le sol de la forêt méticuleusement tissé Avec des racines d’arbres anciens et colorés, Vint un rayon filtré par un bouquet de charmille, Tellement verdoyant et fraîchement aromatique. Respirant profondément l’air frais et arboricole, Coulant à travers chaque partie de mon corps, Vers mes doigts, pour régénérer mon anatomie, Mais aussi mon âme et mon esprit endormi.