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Poésie

La Rivière et le Bouleau

– Tu es blanc, vacillant et très beau,
chantait la rivière au fier bouleau.
Et tes feuilles sont tapissées d’argent,
mais tu me souris très rarement ;
car tes branches murmurent des chants d’amour
au ciel turquois baigné de soleil tout le jour.
Et tu sembles si distant au-dessus de moi
que pour passer, je cours tel un chamois !

– Tu ris dans tes bas-fonds, moqueur,
tu es sombre dans tes profondeurs.
Et sous ta surface brillante et agitée
il y a un cœur qui ne dort jamais.
Mais toute la journée, tu passes
en dansant et le soir, tu rêves sur place.
Et je ne pensais pas que tu m’aimais,
chantait le bouleau à la rivière dorée.

Alors ils ont fait connaissance
par une radieuse journée d’été.
Et ils ont découvert qu’ils s’aimaient.
La rivière est devenue si amicale,
que plus lentement elle s’écoula.
Ainsi, le bouleau pouvait se refléter
dans ses eaux maintenant apaisées !

Gilles Heuline (Grimaud)

Crédits photos : Free Nature Stock – Pixabay

Par Grimaud

La passion d'écrire et de partager. Mes textes sont garantis sans ia. L'astronomie occupe aussi une grande place dans ma vie.

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