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Poésie

On ne peux pas le savoir

Quatre mois depuis le déchirement du fil,
Celui qui relie chaque être vivant,
Je ne suis pas hypocrite, ce fil était fragile.

A vrai dire, j’ai perdu le fil,
Celui des jours, celui des gens,
De ces personnes, mes journées s’emmêlent.

Moi, je me dérobe en filament,
Et toi, que deviens-tu ?
Penses-tu à moi, en bien, en mal, peu importe ?

Peut-être ne nous connaissions pas,
Ce n’est pas un prétexte pour oublier,
C’est hypocrite, ton visage se délave en moi.

Tu t’en fiches, pas vrai ?
Ça ne m’étonnerait pas,
On ne se connaît pas, non ?

Je te connais moi, je me rappellerai de ce fil,
Ce lien, bref pour une vie, insignifiant pour toi,
Mais ne l’oublie pas s’il te plaît !

Toutes les fibres de mon corps sont inertes,
Les tiennes, sont-elles pleines de vie ?
Je ne te le souhaite pas, pardon.

Si tu ne m’as pas jeté aux oubliettes,
Si j’ai le droit à une petite place dans ta tête,
Enfin, toi et moi, nous ne le sauront jamais.

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