Il était une fois une beauté nommée Plume,
Blanche comme l’aube naissante
quand le ciel hésite encore
entre le rêve et la lumière.
Son pelage, long comme un soupir d’hiver,
coulait sur ses flancs
tel un voile de soie
tissé par les nuages eux-mêmes.
Ses yeux, mystérieux et profonds,
semblaient garder le secret des lunes anciennes,
mi-solaire, mi-ombre,
reflets d’un monde que seuls les chats comprennent.
D’un pas silencieux, elle glissait dans la maison
comme un flocon qui ne touche jamais vraiment le sol.
Sa queue, plume d’ange délicate,
dessinait dans l’air des arabesques invisibles.
Elle portait dans son regard
la noblesse des anciens palais d’Orient,
la grâce féline des sultans,
et la douceur d’un cœur fidèle.
Quand elle se couchait,
le monde semblait ralentir,
comme si même le temps
respectait sa majesté tranquille.
Plume, reine de velours et de neige,
étoile tombée dans un foyer aimant,
tu n’es pas seulement un chat —
tu es un souffle de lumière
posé entre les mains du quotidien.
Et chaque jour,
dans le silence de ton regard,
on apprend un peu mieux
ce que signifie aimer .
Y . S . B