Sur le chemin des âmes perdues,
La nuit s’épaissit, le doute s’installe.
La, une lanterne veille encore,
Et trace la route vers l’infini.
Cette lanterne d’huile éclaire l’intact,
Et ceux dont les yeux refusent la flamme.
Restent en dehors, dans leur propre ombre,
Sans vigueur pour franchir l’épaisse nuit.
N’ayant de foi en rien,
Ils font retour vers leur lieu primaire.
Un abîme où tout se ferme,
Un silence lourd de pierres internes.
Là, s’ouvre l’enfer de douleurs,
Où le vrai malheur prend naissance.
Sans Dieu, tout s’y éteint, tout se brise,
Et les rêves deviennent maudits.
Dans ce noir profond, un éclat peut naître,
Car ces âmes perdues peuvent y croire un jour.
Lorsqu’elles guérissent à la vraie foi,
Et enfin trouvent la lumière qui veille.
Plus loin s’élève la route éclairée,
Paradis de joie, lumière douce sans fin,
Chaque pas illuminant la foi.
Et la vie éternelle s’offre en don,
Un étroit sentier irremplaçable, sans détour, ni pardon.
Où l’amour seul ouvre les horizons,
Après le trépas s’élève la vraie vie,
Avec elle, rien ne s’égare, tout se relie.
Mak – Marie-Anne Keppers
Photo de : Val Bagacian