Oh combien de poètes et combien d’âmes en peine
Ont rédigés fiévreux des pamphlets par vingtaines
Et sans caution aucune, mille rimes abrasives…
Combien se sont repus malgré leur infortune,
Dans une mer d’orgueil et sans aucun émule,
Sur de blêmes maximes sans doute purgatives.
Enlisé dans ma médiocrité,
La déception est monnaie courante,
Mes mensonges en guise de geôliers,
La vérité en guise de saltimbanque.
Emmuré dans mon humour,
Où le sang de l’âme est un sourire,
Ô clown, ô clown, fais-nous rire,
Avec ton nez pourpre, fais-nous un nouveau tour.
Flatterie ensorcelé
Ô mangez ce qui sortira de cette maison…
prenez plaisir à la dégustation…
imprégnez-vous de son goût…
de sa saveur…
mangez de plaisir, mangez d’envie…
son goût est fade…
mangez encore…
Mangez en cœur…
Mangez sans cœur…
votre gorge est sèche…
buvez ce thé…
le boire n’
Au clair de la terre
– Je me souviens vaguement de mon expulsion du Big Bang,
et de ce naufrage sur cette planète
dont l’attraction chargée de gravité m’a fixé là sur ce récif,
plombant ce qu’est mon âme et ma mémoire.
Une bougie vacille dans le noir
Des ombres dansent sur la muraille
Une ombre d’un bébé ayant perdu sa mère
Sous la pluie de bombes
Surgit
Ni mère, ni bébé, ne sont plus sur la terre
Leurs ombres errent dans le noir
Et on entend les pleurs d’un bébé
Sous les ruines d’une maison rasée
Dernier voyage …
Les mâts penchés, la proue enfonçant sous les lames,
Le dernier soupir d’un navire sans âme,
Tel celui, poursuivi de coups et de huées,
Subissant le carcan d’ennemis foulant l’ombre,
Et qui, droit devant lui, s’en va tête baissée,
Bravant la blanche écume aux vagues sombres.
Mon Lecteur
Mon Lecteur,
Un livre ouvert, une tasse fumante, tout pourrait commencer ainsi …
Assis dans un coin entre pouf, coussins et plaid cet être que rien ni personne n’attend reste là, les yeux perdues dans ces quelques lignes qui lui font de l’œil …
Alors, il s’abandonne, pousse cette porte invisible et entre dans un monde ou tout est enfin possible, un monde ou les préjugés n&#
Amour secret…
Comprenez, Madame, mon cri de douleur,
De ne pouvoir, un instant, quérir votre cœur.
Niez les sanglots qui raisonnent de frayeur,
Car ne brûlent en moi que tristesse et malheur.
Puisse une lumière vous éveiller un jour,
Et chercher en vous trace d’un nouvel amour.
Raviver cette flamme et connaître à mon tour,
La joie sincère d’être aimé pour toujours.







