La nuit était tombée sur le désert comme un voile d’encre posé sur le monde.
Le silence des dunes n’était troublé que par le souffle du vent et le crépitement des flambeaux dressés devant l’antique temple enfoui sous les sables.
Depuis des millénaires, personne n’avait franchi cette porte.
Les statues des anciens dieux — aux visages d’animaux et aux corps d’hommes — gardaient l’allée sacrée.
Auteur/autrice : YODSHIN5750
Artiste, écrivain, poète, philosophe, peintre.
Je crée pour donner forme à l’invisible.
À travers mes peintures, mes poèmes, mes nouvelles et les pages d’un livre en devenir, je cherche à capter ce qui dépasse les mots : l’âme, la lumière, le souffle.
Mon art est une quête — celle de comprendre, de ressentir, d’élever.
Chaque création est une invitation à regarder au-delà des apparences, à percevoir ce qui murmure derrière le voile du monde.
Si je partage mes écrits, c’est avec l’espérance qu’ils deviennent des passerelles :
des ponts entre le visible et l’invisible,
entre mon univers et le vôtre,
afin que chacun puisse y trouver une étincelle, une clé, une ouverture vers plus grand que soi.
Le Vampire Kehath
Sous un ciel où les étoiles se taisaient comme pour écouter les secrets du monde, un homme aux mains tremblantes d’érudit fut arraché à sa vie mortelle. Il avait passé ses jeunes années à déchiffrer les manuscrits oubliés, à scruter les constellations, à sonder l’âme humaine. Mais plus il apprenait, plus le doute s’insinuait, glacial et patient. Et c’est dans ce vide que la nuit le saisit.
Esprit du matin
Ô esprit du matin, toi qui te manifestes à l’horizon
Tel un miroir qui prend forme à travers l’espace,
Tu éveilles le monde d’un souffle lumineux,
Et chaque rayon qui danse sur la rosée chante ton nom.
La nuit s’étirait lentement sur la ville, tissant ses fils d’argent entre les vitres et les toits, et dans la chambre silencieuse, Langley restait debout face à la baie vitrée. Sa silhouette se découpait en clair-obscur contre les lumières éteintes de l’extérieur. Mais ce n’était pas le monde d’aujourd’hui qu’il regardait.
C’était un autre. Un monde ancien. Qui n’existait plus.
Le Vatican.
Les Âmants de cœur 2
Je t’ai vue, tu sais
Je t’ai vue, tu sais.
Ne crois pas que ton silence
soit un voile assez épais
pour tromper mon regard.
Je l’ai sentie,
cette manière qu’a ton souffle
de se suspendre
quand ma main frôle la tienne par hasard.
Je l’ai vue,
cette lumière fragile
que tu t’efforces d’éteindre
dès que je parle de lui.
Les Âmants de cœur
Là où ton regard ne s’attarde pas
Je t’aime
dans le silence exact
où ton regard ne s’attarde jamais.
Je t’aime
comme on aime une étoile
en sachant qu’elle brûle
pour un autre ciel.
Tu parles de lui
avec cette lumière au fond des yeux
que je rêvais d’allumer.
Chaque syllabe qui prononce son nom
est une caresse
qui ne me sera jamais destinée.
Léona
Lady Léona
Sur le velours du silence
elle trône,
reine d’ombre et de mystère,
posée comme un secret ancien
au cœur de la maison.
Ses yeux — deux braises nocturnes —
percent la pénombre
comme si elle connaissait
les noms oubliés des étoiles.
Lady Léona,
panthère miniature au port souverain,
ta fourrure avale la lumière
pour mieux la transformer en douceur.
Partie 2 : De cendres et de lumières
Un sourire naquit sur les lèvres fines et sans ostentation de l’émir. Il pencha la tête avec une grâce princière, puis parla d’une voix chaude, veloutée, et grave : — Vous illuminez ce palais plus que mille flambeaux. Soyez les bienvenus, Raphaël Delacroix. Ash.
Il avait prononcé leurs prénoms comme s’ils avaient été écrits dans un livre ancien, dans une langue oubliée.
Ash ne répondit pas.







