J’étouffe,
j’ai besoin d’air,
mais dehors
je peux à peine respirer.
Je suffoque,
j’ai besoin de sortir,
mais la ville
m’écrase davantage.
J’agonise,
lentement.
Mais ce n’est que mon âme
qui souffre,
qui veut s’évader,
qui se tortille,
inconfortablement.
Je lève les yeux, surpris par la pluie. Les gouttes font du bruit contre la vitre de l’abri. La pluie fait danser les épis. Jouer dehors nous est interdit, alors je regarde à travers la vitre mouillée des moments oubliés. Petit été, mais soucis, l’âge a fleuri des cris, des bruits, des pleurs, à quel prix ?
Échos dans le noir
En face de moi se tient ce vide figé, les yeux fermés dans le noir complet, se tient une ombre oubliée. Nous connaissant-nous ? Dit ma voix pleine de peur et de curiosité. Nos mains dans le noir s’enlacent comme un mauvais désir qui prend place. Mon âme qui se casse comme ma poésie qui s’efface quand je m’approche et t’embrasse.
Le voyage de l’oignon
On pense que l’oignon est originaire de l’Inde.
En Egypte, c’était un objet d’adoration.
D’Egypte, il est entré en Grèce et en Italie, et de là dans toute l’Europe.
Quand je pense à la distance parcourue par
l’oignon juste pour entrer dans mon placard,
je pourrais m’agenouiller et louer
tous les petits miracles oubliés.
le vol des oiseaux
Les oiseaux chantent sur le toit
Je Ferme les yeux je voudrais
Etre emporté par le vent comme eux
Et je me vois planant parmi eux
Par leurs yeux curieux ils parlent
Le regard d’un oiseau est précis
curieux des bruits ils attendent
que cela est un sens pour eux
J’ai constaté que les oiseaux
ne volent pas à reculons
Et puis ils prennent le ventLire la suite →
Petite ronde autour du 1
Petite ronde autour du 1
En étant le premier, le un marque le point de départ, il déclenche symboliquement le Big-Bang, et si l’espace et les distances se multiplient grâce aux congénères qui le précède, quand tout se rétracte et se divise, tout revient immanquablement à lui.
Cinq ans déjà sont passés !!!
Cela fait cinq ans…
Comment cette amitié
a-t-elle pu se briser ainsi ?
Comment ces années ont-elles pu passer ,
sans que nous redevenions
ce que nous étions,
sans que l’amour revienne
comme avant ?
Comment ces jours
sont-ils devenus de simples souvenirs ?
l’Île aux Fous
L’ÎLE AUX FOUS
À quelques encablures du port de Ploumanac’h
Le rose du granite est un décor princier.
Le Roi des fous règne ici en seigneur
Les manants sont bannis, sous peine pécuniaire.
Noyée ce matin-là dans la brume océane
L’île semble éclore sous l’aile des oiseaux
Comme un œuf posé en suspension sur l’eau.
Elle érige sa pointe aux rayons matinaux.







