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Poésie

Il pleut sur ma ville ☔

Il pleut sur ma ville
Comme on avait jamais pleuré
De joie ou de tendresse
D’amour ou d’allégresse.

Et j’ai vu mourir
Tant d’océans infinis
Que je finis par faire mine
Toujours d’être surpris.

Il pleut sur ma ville
Comme on avait jamais ris
Du pennage de tout ce que
Nous réserve souvent la vie.

Mieux vaut rire que pleurnicher
Se surprend-on à dire
Juste avant que le bas blesse
Comme le temps casse les rêves.

Il pleut sur ma ville
Et je pense toujours à hier
Et le vent nous anime
Dans une toute dernière prière.

Les volets dansent et claquent
Et le destin nous provoque
Il récite une funèbre marche
Pendant qu’à d’autres il couronne.

Il pleut sur ma ville
Comme il n’avait jamais plu
Et les chemins escarpés
Se sont à jamais perdus.

Et alors, et après ?
Nos esprits chantent et perdurent
Comme les cordes du luth
Vibrent du même air.

Par Ziyad

Des textes qui me traversent l'esprit...

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