Celui qui s’enferme dans le mensonge
Celui qui ne se reconnaît même plus dans ses songes
Celui qui n’arrive plus à parler de lui à personne
N’attend plus que la mort sonne
Oui je parle de vous et de nous
Ne détournez pas nos yeux de notre souffrance
Car elle nous demandera la créance
Jusqu’à nous mettre au fond du trou
Attendant que la mort vienne nous chercher, je sais d’où
Des mots trompeurs mai
Category: Poésie
Je suis contente, c’est le printemps
(Les allergies)
Le printemps me chamboule, j’en ai le nez qui coule sur le visage rouge comme un coquelicot
Je suis obligée de marcher le nez en l’air.
Le printemps revient et mon cœur fait la fleur
Les arbres explosent en couleurs et les éternuements résonnent tous en chœur.
Que devient…
Que devient le temps qui passe
Il nous attend et puis se lasse
Que devient la chance, l’audace
Elle se cache et puis s’efface
Que devient la vie que l’on remplace
Ces années empilées qui s’entassent
Que devient l’amour qui se glace
Il s’étouffe et puis trépasse
Pourrons-nous parler du temps passé
Dépassé, oublié, enfin ressuscité ?
La maison, rue des souvenirs, tu sais prêt du fleuriste,
Dans ses murs, abrite des fantômes joyeux et des artistes
Pour moi, cette maison est un brin nostalgique et belle
Comme les jours où nous nous y retrouvions avec l’échelle
Je me servais dans le parc d’une poutre pour traversé la blaise
On l’avait installé à trois on était des gosse perdus mais à l’aise<
La république c’est moi !
Sur la place où gronde le grand bal de la vertu,
Sous un ciel gris d’orage où râle les mémoires,
On juge ce jour celui qu’hier on avait cru,
Dans le brame et l’écho des lendemains d’espoir.
Esprit du matin
Ô esprit du matin, toi qui te manifestes à l’horizon
Tel un miroir qui prend forme à travers l’espace,
Tu éveilles le monde d’un souffle lumineux,
Et chaque rayon qui danse sur la rosée chante ton nom.
Cahier du Mexique – 04/03/2026
Je ne saurai qualifier avec exactitude mon état, quand bien même je le sais extrêmement piteux et délabré. Toutes les forces qui auraient pu m’habiter encore hier ont décidé aujourd’hui de s’exiler par elle-même de chaque recoins de mon corps, le laissant à demi-inerte, mu uniquement par la contrainte sociale et la peur. Je vis ce matin dans un corps sans désir.
Les Chaînes Qui N’ont Pas De Rouille
Prêtez attention.
Non avec l’audition apprivoisée des salons, non avec la perception neutralisée des vitrines officielles et des cérémonies aseptisées,
Prêtez attention avec les entrailles, avec cette mémoire organique que le sang conserve et transmet sans travestissement.
Je m’avance pour nommer un crime dont la grammaire demeure au présent.







