11 Octobre 2021,
-Elle est morte.
Le silence régna dans l’habitacle de la voiture, pendant que je restais bouche-bée. C’était fini. Elle s’était éteinte comme une flamme de bougie. Soudainement. Je pensais à ma mère, qui avait prévu d’aller la voir en novembre. C’était trop tard.
-On y va ?
-Oui.
-Tous ensemble?
-Non.
La soupe de mots
Les mots dans ma tête se chevauchent et se bousculent. Ils tentent sans succès de former une pensée, une idée finie. Des bribes d’opinion, des morceaux de questionnements, s’enchevêtrent et s’emmêlent avec anarchie. Pourtant, je me souviens de mes pensées d’enfant. Elles étaient précises. Comme bien rangées dans les tiroirs d’un bureau de secrétaire. Triées par couleur ou par ordre alphabétique.
Papa Noël n’est pas Mort
Le petit adorable enfant de mon voisin,
Est venu en courant, tel un petit zinzin.
D’une voix basse, il confie à ma fille,
Sans sa joie habituelle qui brille :
« Papa a dit, papa a dit, papa a dit »
« Le père Noël euh, le père Noël est MORRRT ».
Ma princesse, soulève la tête, les yeux grands ouverts,
« Papa Noël, est-il morrrt? », anxieusement implorante.
LA MARÉE ÉTAIT EN NOIR
LA MARÉE ÉTAIT EN NOIR
DEMAIN, EN MER DE TRANQUILLITE.
GUÈRE DE PAIX (à demi-mots)
Sale âme ! Chale homme !
On s’insulte ou on se salue ?
On n’a donc que des mots qui tuent
Femmes comme mômes.
En ces jours d’infamie
Morte est la mer patrie…
Soit donc maudite Terre sainte
Dans les hauts murs dont tu es ceinte.
– Chale homme !
FINISTÈRE
FINISTÈRE
Finistère…
Crépuscule
Fin du monde
Fin de la Terre
Fin de l’homme
Sinistre extrême Occident
Seuls les mythes l’ont apprivoisé
Du monde des morts de l’Egypte
Au verger paradisiaque des Celtes…
Cette fin de la terre
Aux caps de rocs édentés
Rongée par la furie océane
Engloutissant Ys et l’Atlantide
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1968, UNE RÉVOLUTION POÉTIQUE
1968, UNE RÉVOLUTION POÉTIQUE.
Recueil électronique à menu dynamique.
Qui ? Quinquina ?
Kinka qui a quoi ?
Kinka là qui n’a rien…
Quoi ? Quinquagénaire ?
Kinka génère quoi ?
Kinka dégénéré…
Qui qu’a cassé Kinka ?
C’est la vie… Bah !
Sérieux en aucun cas…
Cacophonique ?
Kinka à la folie ?
Enfer sans retour
Le gémissement d’un dernier sacrement
Vous attire plus que tout
Essayez de vous en libérer
Et vous en sortirez dénué de vous
–
Tu sors d’une terre fraîchement remouée
Qui est imbibée de larmes familières
Tu en deviens perdu et sans attache
Alors tu décides de te rendormir
–
Les ténèbres parlent en ton nom
Votre âme est désormais perdue
Jamais vous la retrouverez
Il l’a vendu
–
Lu





